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Contrôle en cours de formation - bourse aux questions

Questions/réponses sur la préparation, l'organisation et les modalités du contrôle en cours de formation en langues vivantes.

Introduction

L'épreuve sous forme de contrôle en cours de formation introduite à la session 2012 est présentée dans le Bulletin officiel n°21 du 27 mai 2010, que vous pouvez consulter ici. Nous recommandons fortement une relecture régulière de ce descriptif où plusieurs questions fréquemment posées trouvent une réponse précise. Le site éduscol décrit plus largement les objectifs et les enjeux liés à cette forme particulière d'évaluation. L'espace qui lui est dédié est accessible ici.

Certaines interrogations, d'apparence très pratiques, engagent finalement la réflexion sur les retombées de cette évolution majeure sur les pratiques quotidiennes en classe de langues vivantes. En réponse, nous ne pouvons ici qu'ouvrir les pistes qui concernent la formation continue et vos réflexions professionnelles. Elles renvoient donc au travail, beaucoup plus vaste et complexe, que nous avons commencé et que nous mènerons avec vous, à moyen et long terme, autour des modalités d'enseignement.

Les IEN EG lettres-langues de l'académie de Lille

Questions sur la constitution de listes de thèmes

Extrait du BO n°21 du 27 mai 2010
Ces trois thèmes ou sujets peuvent relever d'un ou plusieurs des domaines suivants :
- celui des projets ou réalisations mis en œuvre par le candidat au cours de sa formation au baccalauréat professionnel,
- celui de ses expériences professionnelles ou personnelles liées à son étude ou sa pratique de la langue étrangère concernée
- celui de la culture quotidienne, contemporaine ou patrimoniale du ou des pays où la langue étrangère étudiée est parlée, le candidat pouvant s'exprimer sur une œuvre étrangère (œuvre littéraire, picturale, musicale, architecturale, cinématographique, etc.), sur un objet ou produit du design industriel, de la tradition culinaire, de l'artisanat, etc., sur une manifestation ou un événement (artistique, sportif, politique, historique, etc.).

  • Un élève/apprenti peut-il présenter trois thèmes dans le même domaine ?

    Les thèmes peuvent relever d'un ou plusieurs domaines. Un seul est donc possible.

    Cependant, le professeur/formateur veillera à ce que les trois thèmes présentent une réelle diversité, c'est à dire qu'il ne validera pas une liste dont les intitulés soient une manière déguisée de recouvrir presque exactement un seul et même thème. Il est par ailleurs préférable de parvenir à une pluralité de domaines qui témoigne d'une réussite du parcours en langue vivante.

  • Un élève/apprenti peut-il présenter un thème qui ne concerne pas un pays où la langue étudiée est parlée ?

    Un élève peut-il présenter sa PFMP en France ?

    • Oui dans le cas du premier domaine, à savoir un projet ou une réalisation mis en œuvre au cours de la formation au baccalauréat professionnel. Le thème peut concerner une expérience en France voire dans un pays non anglophone, mais on refusera de le valider s'il n'est pas directement lié à la formation au baccalauréat. Par ailleurs, on essaiera d'éviter les intitulés trop généraux, comme My work placement, car ils comportent le risque d'une production limitée au niveau A2 (raconter, décrire). Si ce cas de figure se présente, le professeur/formateur tentera d'amener l'élève/apprenti à se concentrer sur un aspect plus précis, problématique et personnel du projet (justifier des choix, des jugements, évoquer un aspect étonnant, aborder tel ou tel enjeu...). La deuxième partie de l'épreuve peut amener l'examinateur et le candidat à ouvrir sur le pays où la langue étudiée est parlée (auriez-vous aimé faire votre stage à l'étranger ? Pourquoi ? A quelles différences vous seriez-vous préparé ? Comment auriez-vous résolu telle ou telle difficulté...?)

    • Avec contrainte dans le cas du deuxième domaine, à savoir les expériences professionnelles ou personnelles liées à l'étude ou la pratique de la langue. Pour évoquer des expériences vécues dans des pays où la langue étudiée n'est pas une langue officielle, il faut que ces expériences aient été rendues possibles grâce à la langue étudiée (exemple : correspondance avec un non francophone de tel ou tel pays, participation à un projet international grâce à la langue étudiée...).

    • Dans le cas du troisième domaine, les thèmes possibles sont limités à la culture des pays où la langue étrangère étudiée est parlée. Cependant, le candidat qui tient absolument à évoquer un autre pays peut rechercher les moyens d'établir des parallèles, ou des croisements, par exemple en évoquant un personnage ou un épisode commun à l'histoire des deux pays, une influence majeure dans un domaine artistique etc. Avant de valider le thème, le professeur/formateur veillera à ce qu'il privilégie une entrée par la culture des pays dont il enseigne la langue.

Questions sur l'organisation

  • Quand informer les candidats ?

    Dès la seconde, de manière d'abord générale puis de plus en plus précise tout au long des trois années (principes, modalités, coefficients, grille d'évaluation, conditions de déroulement, notation, incidence des absences).

  • Quels professeurs sont mobilisables ?

    BO n°21 du 27 mai 2010 : « L'évaluation est conduite par les professeurs et/ou les formateurs enseignant les langues concernées dans l'établissement quelles que soient les classes ou groupes d'élèves qui leur sont confiés. Elle peut être organisée de manière à ce que les professeurs n'évaluent pas leurs élèves de l'année en cours. »

  • Qui organise les convocations ?

    BO n°21 du 27 mai 2010 : « Le calendrier de cette évaluation est établi par le chef d'établissement (ou du centre de formation dans le cas d'un CFA habilité à pratiquer le CCF) après consultation des enseignants concernés. Ces derniers peuvent proposer, au sein de la période considérée, un ordre de passage des candidats qui tient compte de leur degré de maîtrise des compétences à évaluer. Les candidats reçoivent une convocation du chef d'établissement ou du directeur de centre de formation. »

  • Peut-on organiser des CCF blancs ?

    Non, ils sont à proscrire. L'épreuve vise à évaluer les compétences que le candidat est capable de mettre en œuvre quand il en a besoin, et non à reproduire un exercice répété à l'avance. Un CCF blanc augmente le risque de « par-coeur » et incite donc fort logiquement le candidat à faire le contraire de ce qu'on attend de lui. La meilleure préparation consiste en un entraînement progressif et régulier aux différentes activités (parler en continu, réagir et dialoguer, écouter et lire mais aussi écrire) dans le quotidien de la classe. Des temps de prise de parole en continu doivent par exemple y trouver leur place. De même, d'autres manières de solliciter les réactions que le questionnement par l'enseignant sont à rechercher. L'entraînement régulier passe aussi par l'introduction des stratégies (partie B des programmes, colonne de droite) qui peuvent mettre en confiance et sont la seule façon d'armer les élèves pour réussir à terme l'improvisation relative qu'on attend d'eux. Une (auto-)évaluation par compétences régulière, appuyée sur des outils proches de la grille officielle d'évaluation, permettra aux candidats de comprendre et s'approprier les critères de réussite.

Questions sur le déroulement de l'épreuve

  • Peut-on évaluer à deux ?

    Non. Le descriptif de l'épreuve prévoit un examinateur. Tout écart compromet l'équité de traitement des candidats.

  • Peut-on tirer au sort le sujet ?

    Non. Le tirage au sort est justifié dans le cas d'une banque de sujets. Dans le cas d'une liste présentée par le candidat, le cadre réglementaire prévoit que l'examinateur choisisse.

  • Doit-on évaluer en classe ou en dehors de la classe ?

    Peut-on banaliser ?

    Peut-on évaluer en présence des autres élèves ? Que faire d'eux ?

    Un des principes du CCF est de permettre de prendre en compte les contextes locaux. Les différents modes d'organisation (banalisation, prélèvement, CCF dans la classe, CCF en dehors de la classe) sont donc possibles et à envisager en fonction des spécificités dans l'établissement. On peut envisager des solutions hybrides (convocation précoce des candidats les plus avancés, banalisation tardive pour d'autres). On peut s'appuyer sur les autres personnels de l'établissement (documentaliste, équipe de vie scolaire...) pour encadrer des travaux (évaluations, travail autonome, productions, recherches...) pendant le passage de certains candidats.
    Cependant, il est essentiel de prendre en considération les spécificités de l'épreuve de langue pour écarter, autant que possible, des choix préjudiciables au candidat. Une épreuve orale en public, en présence du reste de la classe, est bien plus déstabilisante qu'un face à face en privé avec l'examinateur. On recherchera donc tous les moyens d'éviter une telle situation qui soulève la question de l'équité.

  • Quelle place pour les notes, les diaporamas, photographies ou objets apportés par l'élève ?

    Le candidat peut se présenter avec quelques mots-clefs mais cela doit rester très sommaire (titre, un mot-clef par sous-partie). Absolument aucune note rédigée. Les diaporamas, photographies ou objets peuvent être d'excellents déclencheurs et ont leur place dans l'épreuve à partir du moment où un entraînement en classe permet aux candidats d'en faire un usage intelligent. Ils sont en effet à double tranchant puisqu'ils font courir le risque au candidat de se cantonner au descriptif/narratif (niveau A2). Sélectionner et bien exploiter une photographie, éviter les pièges du diaporama pour favoriser des développements riches à l'oral... Ces questions renvoient à des techniques qui s’apprennent (entraînement, stratégies) et à des pratiques d'enseignement au quotidien.

  • Que faire si l'élève n'a pas de liste ? Ou une liste non conforme (un seul thème...) ?

    Ce n'est pas la question fondamentale : la première préoccupation est de trouver les moyens d'empêcher de telles situations d'arriver. La réponse est à dérouler sur trois ans, la validation de la liste de thèmes étant l'aboutissement d'un processus long d'information, de mise en confiance et d'accompagnement des candidats. Il doit couvrir des domaines variés comme l'entraînement à la prise de parole, la réflexion sur les centres d'intérêts, la connaissance de soi, la sensibilisation à la pertinence des thèmes. Il peut prendre appui sur des outils qui restent à inventer et expérimenter (Journal pluriannuel ? Cahier de réflexion sur les expériences personnelles et professionnelles ?). Nous recommandons aux enseignants de photocopier les listes qu'ils valident afin de pouvoir parer aux simples oublis de liste.
    Les cas d'élèves ou d'apprentis sans liste qui relèvent de l'absentéisme lourd ou du refus total/caractérisé de se conformer aux exigences réglementaires se traitent comme le refus obstiné de prendre la parole (voir plus bas) : 0 à la première partie, interaction à propos de l'absence de liste conforme qui s'élargit ensuite à d'autres sujets, note à la colonne C impactée par l'absence de prise en parole en continu).

Questions sur l'évaluation

  • Doit-on tenir compte de la durée de la prise de parole ?

    Non, pas directement. L'évaluation est qualitative. On apprécie la qualité et la richesse de la langue utilisée et quelques aspects du contenu : certains candidats peuvent obtenir la note maximum sans nécessairement utiliser les cinq minutes auxquelles ils ont droit. Le descriptif de l'épreuve précise bien que chaque partie dure cinq minutes maximum, il n'est pas toujours nécessaire de les utiliser pour atteindre tous les objectifs.

  • Que faire en cas de refus obstiné de parler ?

    Le candidat obtient zéro aux deux premières parties.

    Si le candidat a une liste conforme mais refuse de parler à la première partie, parce qu'il aurait souhaité, par exemple, être interrogé sur un autre thème, il obtiendra zéro à la colonne A. En interaction, on lui demandera pourquoi il ne s'est pas exprimé, pourquoi il n'a pas préparé ses 3 thèmes, et on poursuivra en ouvrant à d'autres questions. La note de la colonne C tiendra compte de l'absence de production à la première partie. S'il persiste à ne pas parler, il obtient zéro à la colonne B et par conséquent aussi à la colonne C.

  • Que faire si l'élève lit un texte ou récite par cœur un texte appris ?

    Cela correspond au premier descripteur : énoncés stéréotypés (un point). D'où une vigilance très forte à la préparation des candidats : éviter toutes les démarches qui pourraient favoriser la rédaction et le par-cœur (séance de rédaction etc.)