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Se préparer à l'inspection en anglais

Liste des questions fréquemment posées à propos des inspections (forme, déroulement, attendus...) et éléments de réponse.

Y-a-t-il un « cours-type » ou « cours d’inspection » attendu ?

Non.

L’enseignant-e exerce un métier de conception et de réflexion. Elle ou il dispose d’une liberté pédagogique (article L912-1-1 du Code de l’éducation) pour mener l’ensemble de ses élèves vers les objectifs fixés par les programmes. Sa manière d’enseigner s’adapte à des conditions d’exercice fluctuantes.

Ces principes s’opposent à l’instauration d’un modèle de séance normé.

L’inspection porte sans a priori sur des choix pédagogiques ouverts, qui peuvent être innovants, et sur les résultats qu’ils permettent d’obtenir.

 

Faut-il prévoir une activité particulière, comme une compréhension écrite ou orale ?

Non.

Toute séance d’entraînement ou d’évaluation peut faire l’objet d’une inspection, qui prendra en compte l’ensemble de l’activité de l’enseignant-e notamment par le biais des pièces mises à disposition.

On comprend tout à fait que l’enseignant-e privilégie une occasion de présenter ses meilleures pratiques ; pour autant, il n’est pas recommandé de rompre nettement, pendant une inspection, avec l’ordinaire de la classe. Une mise en œuvre authentique des programmes est préférable.

 

Une inspection peut-elle avoir lieu en accompagnement personnalisé, en enseignement général lié à la spécialité, en contrôle en cours de formation ?

Oui.

 

Faut-il obligatoirement fonctionner par scénario ?

Non.

Une trame scénaristique bien conçue présente des gages d'efficacité, mais d'autres formes de progression vers une tâche finale ou vers la réalisation d'un projet sont possibles.

 

Quelle place pour la grammaire le jour d’une inspection ?

La grammaire peut et doit être abordée dans la mesure où elle est nécessaire pour atteindre les objectifs de communication retenus, et réussir les tâches. Elle a alors toute sa place dans la trace écrite. Ces principes sont présentés dans le programme de Langues vivantes étrangères (bulletin officiel spécial n° 2 du 19 février 2009) sous la rubrique « Les outils de la communication (grammaire de la langue). »

"The question is not whether you have to teach grammar or not, it is the way you teach it.

Grammar is the skeleton of the chicken and that would be kind of weird to see the skeleton of the chicken run around the farmyard..."

Wilga RIVERS

 

Faut-il pratiquer le « tout-oral » et éviter les activités de l’écrit ?

Non.

Une séance d’entraînement à la communication écrite peut faire l’objet d’une inspection. Naturellement, de tels travaux ne peuvent se conduire sans un minimum de communication orale.

L’expression « tout-oral » est une exagération pour caractériser certaines inflexions dans l’histoire de l’enseignement des langues en lycée professionnel. Elle est donc impropre. Ce programme précise que « les cinq activités langagières devront toutes faire l’objet d’un entraînement dans le cadre des formations, mais il conviendra d’accorder à l’expression orale, dans ses deux composantes (tableaux 2.1 et 2.2), une place particulière. »

 

Faut-il s’astreindre au « tout-anglais » ?

Non, mais la réussite de l’enseignement dans le volume horaire prévu nécessite la communication en langue étrangère pour la partie la plus substantielle. La nature, le motif, l’objet et la temporalité des recours au français seront mis en relation avec les progrès mesurés au terme de la séance.

 

Quels documents fournir ?

La liste des pièces à fournir dépend de la nature de la séance observée. Elle est communiquée par courrier dans les jours qui précèdent l’inspection. A minima, elle comporte les codes d’accès au cahier de textes numérique de la classe, une copie des supports utilisés, un exemple d'outil d'évaluation, une présentation du projet pédagogique et une notice d'inspection (fiche de renseignements à compléter).

Des cahiers d’élèves sont consultés au cours de la séance. Des échanges entre des élèves et l’inspectrice ou l'inspecteur peuvent avoir lieu : ils ont pour objet de mieux cerner leurs caractéristiques et comprendre l’impact de la démarche utilisée pendant le cours.

Un projet de progression pluriannuelle écrit peut être présenté mais n’est pas exigé. Les grandes lignes d’une telle progression, suffisamment souple pour tenir compte des besoins des élèves, seront abordées au cours de l’entretien. Les échanges porteront notamment sur le franchissement des niveaux du cadre européen de référence pour les langues et la prise en compte des contrôles en cours de formation.

 

Attendus lors de l'inspection

Ces points correspondent aux attentes minimales hors contexte particulier.

  • Des objectifs pédagogiques clairs, à la fois ambitieux et adaptés aux caractéristiques des élèves.

  • Une séance menée significativement en langue anglaise.

  • Une séquence où les élèves utilisent la langue pour effectuer des tâches et mener à bien des projets proches de ceux que l’on peut réaliser dans la vie réelle (approche actionnelle) :

    • la séquence est conçue en vue d'une tâche finale ou d'un projet,

    • les élèves sont mis face à des visées sociales (dans des situations réelles ou fictives) et pas seulement face à des travaux scolaires (par exemple, par des exercices, QCM, vrai-faux, appariement, tableaux grammaticaux, listes décontextualisées).

  • Une prise en compte des objectifs définis dans le préambule du programme de langues vivantes étrangères (notamment citoyenneté et formation interculturelle).

  • Un entraînement dans les cinq activités langagières (non pas au cours de la séance observée, mais à l'échelle du trimestre), et un positionnement individuel des élèves régulièrement actualisé (paragraphe « Cinq modules d'enseignement » du préambule).

  • Un adossement au cadre européen de référence pour les langues (CECRL). L'enseignant-e connaît les caractéristiques des niveaux A1 à B2, peut indiquer à quel moment et par quels moyens il prévoit d'amener ses élèves au niveau supérieur.

  • Le cahier de textes de la classe est à jour, il indique clairement les niveaux du cadre visés, les activités langagières, les outils de communication, les supports et les tâches travaillés.

  • Sur les cahiers des élèves, la trace écrite comporte des bilans permettant aux élèves de repérer facilement ce qu'ils ont appris à faire avec la langue et ce qu'ils doivent retenir, elle ne réunit pas indistinctement tous les travaux réalisés en classe.

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